La tablette Apple avec son écran LCD de 10”, Graal tant attendu, est enfin réalité : elle devrait entrer en production au mois de février et être commercialisée en mars aux Etats-Unis, avril au plus tard selon AppleInsider. La production prévue serait de l’ordre d’un million d’unités par mois. Pour concurrencer le Kindle, les revenus seront partagés 30% pour Apple et 70% pour les éditeurs – ce qui ressemble fort à la répartition déjà en vigueur sur iTunes Music Store -, pour un prix moyen pharamineux de 1000 dollars pièce environ.
Balises : business model | journaux | supportsVoir l’article des Echos : géneration de sujets de contenus éditoriaux via algorithme et syndication « au clic ».
Très intéressant d’aller faire une tour sur leur site : mélange de syndication, de web sociétal et de business model de partage.
Balises : business model | contenus | éditorial | journalisme | plurimédia
On most levels, news and the internet are a match made in heaven. Instant publishing, access to a global audience, hyperlinks, multimedia, etc. Nonetheless, many publishers are struggling to create a profitable business based on advertising alone, and are considering moving at least part of their content from free to fee.
Aiming to make it simpler for publishers to charge for their content, newly-launched bitcents offers an easy to integrate micropayment system. Instead of each publisher having its own subscription and payment method, readers will be able pay once to access paid content—archived articles, in-depth stories and other types of (premium) material—from all publishers working with bitcents. The company adds an interesting twist: it’s inviting developers to create subscriber networks. Each network will recruit its own readers, who will have access to content from all of bitcents’ publishers. The idea is that subscriber networks will create their own tools and/or methods of content curation to differentiate themselves from other networks and to attract their own audiences. In return, they’ll receive a cut of the revenues created by sending readers to publishers’ paid content. (A sample subscriber network can be found here: tppnce.)
Of course, for bitcents to work, it will need to attract enough publishers who produce content that readers are willing to pay for. Meanwhile, other ventures—like the soon-to-be-launched Journalism Online—are also working to create a new economic model for the news industry. Keep a close eye on this space—change is in the air, and business opportunities won’t be far behin.
Balises : business model | micropaiement | prix de l'informationL’étude est disponible et téléchargeable ici
Un trés bon résumé (en français) sur le site presse.edition.fr
Pas trés réjouissant pour l’avenir de la presse papier !!! mais des relais de croissance ou de la création de valeur.
Balises : business model | économie | prospectiveTime Warner tente l’expérience du magasine customisé.
A la fois disponible sur le web mais aussi en édition papier, il propose au lecteur de constituer au préalable un magazine à partir de centres d’intérets issus de 5 magazines du Groupe (sur une palette de 8 possibles).Le contenu sera disponible sur Internet mais aussi offline.Le tout est sponsorisé par un seul annonceur.
C’est donc un test à la fois sur le lectorat mais aussi vis à vis de la publicité
Vous pouvez-vous vous inscrire ici.
Balises : business model | innovation | marketingLe New York Times lance cette semaine un remue-méninges sur l’avenir de la presse en demandant à 8 experts leur « plan de bataille pour les journaux », et sollicitant les réactions des lecteurs.
Les points de vue :
Balises : business model | information locale | journalisme | journaux sur le web | New media | NYT | prospective | USADraft d’une contribution que je réserve au Groupe d’Innovation Courts-Circuits.
Confrontée à l’émergence de nouveaux supports et face à des comportements de ses lecteurs en perpétuelle évolution, la presse écrite, qu’elle soit presse d’opinion ou presse à centre d’intérêt, a dû modifier sa chaîne de valeur.
Si elle a toujours placé la notion de service au cœur de sa mission, celle-ci a fortement muté ces derniers temps.
La 1ére mutation de la chaîne de valeur : de l’information connaissance à l’information pratique
Le premier rôle de la presse a été de faire savoir l’existence d’un fait, d’un événement, d’une action.
- Le journaliste collecte et rend compte.
- L’annonceur délivre un message.
La multiplication des médias et leur plus large diffusion a poussé la presse écrite à s’engager dans la voie de l’information pratique ie l’information doit directement avoir une valeur d’usage.
Cette mutation a commencé il y a une vingtaine d’année, simultanément dans les journaux et les magazines.
Elle s’est traduite par :
des transferts sur le volume de pagination des rubriques
une écrite enrichie d’apports liés aux sujets et d’inserts
la parole donnée aux acteurs et plus monopolisée par le journaliste
La mutation nécessaire de la chaîne de valeur : de l’information pratique à l’information action
La presse doit poursuivre et amplifier la proximité et l’utilité en se positionnant au cœur des communautés comme animateur et point de passage / caisse de résonnance : la presse remplira alors un rôle de facilitation de la circulation de l’information.
Elle doit donc offrir la possibilité à ses utilisateurs d’avoir une action immédiate.
De la capacité à délivrer un vecteur d’action dépendra sa valorisation et sa monétisation.
Concrètement c’est,
- mettre à disposition des services
- offrir du transactionnel
- dynamiser l’expression et le débat
- favoriser la mise en relation
Si la presse n’arrive pas a franchir cette étape, elle court le grand risque de voir ceux qui détiennent les moyens d’action peu à peu investir son territoire en délivrant tout d’abord un conseil puis du contenu éditorial.
Exemple de chaîne de valeur complète
Annonce de sortie d’un film / critique de film / avis de spectateurs / horaires des séances / achat du billet ou VOD
En conclusion, du point de vue des communautés d’utilisateurs de la presse, les étapes de l’évolution de la chaîne de valeur :
Principe
1. L’information connaissance
2. L’information pratique
3. L’information action
Communauté des lecteurs
1. Je m’informe
2. Je réagis
3. J’agis
Communauté des annonceurs
1. Je me fais connaître
2. Je fais une proposition commerciale
3. Je vends
Je viens de prendre connaissance, avec un peu de retard, de ce post de Jeff Mignon. Il me semble on ne peut plus pertinent.
Sur la base du postulat de Robert Ricard, il propose plusieurs « USP ». Eric Schérer complète, en commentaires, la liste.
Robert Picard
« It is important to understand that the content provided by journalism is not valued for itself by consumers, but that its value emanates from its utility as a mechanism to achieve states and things outside the news and information itself. »
Jeff Mignon
Qu’est-ce qui crée de la valeur et peut aider à offrir une « value proposition » unique :
- l’explication derrière les faits
- la mise en perspective de l’information
- la contextualisation de l’information
- l’apport de solutions
- la confiance (mais elle est plus facile à donner à un individu qu’à une organisation)
- la rareté
- la possibilité de faciliter l’interaction sociale
- le sentiment d’appartenance a un groupe social
- l’apport d’émotions
- le fait de faire rendre des comptes a ceux qui gouvernent et dirigent
- l’échange/conversation
- la facilité d’utilisation
- la spécialisation
Eric Scherer y ajoute :
- l’organisation de la conversation (forum leader),
- la fixation de l’agenda (favoriser la « serendipity vs. le « tunnel de news » ou la dangereuse verticalité.
- l’investigation, si elle est financée.
- la vérification, pour mieux valider.
- le journalisme de liens ou journalisme dépollueur (news curation) pour guider sur le Web,
- le journalisme d’engagement pour faire bouger les choses,
- le journalisme visuel (grâce aux nouveaux outils parfois chers)
- la « media litteracy » (aider le public à mieux comprendre et utiliser les outils que nous avons si longtemps gardés pour nous).
Le Bivings Group vient de publier une étude sur l’usage d’Internet par les journaux US. Ce panorama est disponible sur le site du cabinet d’études. L’étude est téléchargeable en format pdf. Aussi les études 2006 et 2007 par le même canal.
Le JDN vient d’en publier une synthèse disponible ici qui reprend les principaux slides de présentation du Bivings Group.
Balises : benchmark | business model | New media | plurimédiaLa théorie de la longue traîne vient d’être contredite par une étude qui fait état de 10 millions de titres musicaux invendus. Les marchés de niche sont sur le grill.
La longue traîne ( »long tail » en anglais) désigne l’ensemble des produits des fonds de catalogue qui se vendent en proportion réduite mais dont la somme des ventes pourrait collectivement dépasser la vente des produits les plus vendus. Corollaire : Internet, qui peut effectivement donner accès aux produits les plus variés, les plus obscurs et les plus introuvables, fait figure de boulevard pour les marchés de niche. Mais une étude portant sur les ventes de musique en ligne vient de porter un sérieux coup de canif à cette théorie, sur laquelle certains e-commerçants ont pourtant fondé tout leur business model. En effet, l’année dernière, plus de 10 des 13 millions de titres de musique en vente sur le Web n’ont pas trouvé acquéreur.
Pour la première fois énoncée en 2006 par Chris Anderson dans son ouvrage « The Long Tail », l’idée que les marchés de niche constituent le principal axe de développement de l’Internet marchand était décrite comme le modèle économique le plus important du 21ème siècle. A l’époque, pour étayer sa théorie, le rédacteur en chef du magazine « Wired » s’était appuyé sur les ventes d’Amazon qui, notamment grâce au mécanisme du cross-selling, bénéficie de ventes constantes sur tout son catalogue et pas uniquement sur les best-sellers du moment. Il avait enfin prédit que l’économie du Web passerait d’un nombre réduit de « hits » occupant la plus grosse partie de la courbe de la demande à une quantité importante de niches dans la longue traîne.
Toutefois, une nouvelle étude menée par Will Page, économiste à la MCPS-PRS Alliance (organisation de collecte de droits d’auteurs à but non lucratif), suggère que les marchés de niche ne sont pas les mines d’or inexploitées que l’on croyait. Selon lui, le succès repose encore, pour les ventes en ligne, sur quelques best-sellers. Sur le marché en ligne des singles, 80 % du chiffre d’affaires est généré par environ 52 000 titres. Pour ce qui concerne la vente d’albums, les chiffres sont encore plus implacables : sur les 1,23 million d’albums disponibles, seuls 173 000 ont été achetés. 85 % n’ont donc pas vendu une seule copie de toute l’année.
Pour Chris Anderson, Will Page a simplement trouvé un jeu de données où le principe de la longue traîne ne s’applique pas. Pas de quoi remettre en question les certitudes d’Andrew Bud, patron de mBlox et co-auteur de l’étude de Will Page : « Je crois que les gens ont cru dans une longue traîne grasse et fertile parce qu’ils voulaient que ce soit vrai. Les théories statistiques utilisées pour justifier cette théorie étaient intelligentes et plausibles. Mais elles se sont révélées fausses. Les données racontent une toute autre histoire. Et pour la première fois, on sait vraiment de quoi est faite la demande pour la musique en ligne. »
Will Page est celui qui avait conçu le modèle économique de l’album « In Rainbows » de Radiohead, sorti gratuitement sur Internet puis disponible au prix décidé par chaque acheteur.
(avec JDN)
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